Sondage 2017 – Aperçu régional (fiche d’information)

20-12-2017
factsheet regional overview
Opinion Poll 2017 - Factsheet Maghreb Mashrek ENG

Les sondages révèlent une appréciation positive du partenariat de l’UE avec le sud de la Méditerranée

La plupart des citoyens des pays du sud de la Méditerranée partenaires de l’UE estiment que l’Union européenne exerce une influence positive sur le développement de leur pays et ils sont très nombreux à penser que le soutien financier de l’UE est efficace. La majeure partie pense également que leur pays entretient de bonnes relations avec l’UE. Ce ne sont là que quelques-unes des conclusions du dernier volet de sondages d’opinion annuels réalisés dans les sept pays partenaires du sud de la Méditerranée, que le projet EU Neighbours South vient de publier.

Les enquêtes ont été réalisées d’avril à juin 2017 dans les trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) et dans quatre pays du Machrek (Jordanie, Liban, Territoires palestiniens et Israël). Les questions posées aux participants portaient sur leur perception générale de l’UE et des valeurs qu’elle véhicule, sur les relations de l’UE avec leur pays et sur l’impact du soutien financier de l’UE. L’objectif était également de découvrir leurs vecteurs d’information préférés, leur ressenti par rapport à leur situation personnelle et celle du pays, ainsi que leurs attentes.

De manière générale, les citoyens des pays du Maghreb se sont montrés plus positifs que les citoyens du Machrek concernant l’UE et son soutien, ce qui se traduit par une vision plus optimiste de leur propre vie et de leur propre pays.

À la question concernant les relations avec l’UE, 76 % des personnes interrogées au Maghreb ont affirmé qu’elles étaient bonnes, par rapport à 64 % dans les pays du Machrek. Soixante-cinq pour cent des personnes interrogées au Maghreb et 58 % au Machrek ont l’impression que l’UE exerce une influence positive sur le développement socioéconomique de leur pays, tandis que les deux régions considèrent en grande majorité que le soutien financier de l’UE est efficace (88 % au Maghreb et 85 % au Machrek).

Plus généralement, 62 % des personnes interrogées au Maghreb ont une image positive de l’UE, par rapport à 44 % au Machrek, tandis que 22 % des participants du Machrek ont une image négative pour seulement 8 % au Maghreb. Dans les deux régions, les valeurs les plus fréquemment associées à l’UE sont les droits de l’homme et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Les citoyens des pays du Maghreb estiment que le soutien de l’UE a le plus contribué au commerce (37 %) et au tourisme (33 %) dans leur pays, tandis que dans le Machrek, l’éducation (32 %) et le développement économique (22 %) sont les domaines les plus fréquemment cités. Dans les deux régions, les personnes interrogées souhaitent que l’UE renforce davantage son rôle dans la promotion du commerce, du développement économique et des droits de l’homme.

Une majorité des personnes interrogées dans les deux régions voit l’UE comme un partenaire important (64 % Maghreb, 58 % Machrek), avec qui leur pays partage suffisamment de valeurs communes pour coopérer (60 % Maghreb, 61 % Machrek).

La télévision reste la principale source d’informations dans les deux régions. L’enquête révèle que la télévision publique est privilégiée par 54 % des participants du Maghreb et 50 % au Machrek, suivie de la télévision privée (44 % au Maghreb et 50 % au Machrek). Arrivent ensuite les ressources en ligne, même si elles sont plus populaires au Machrek (48 % s’informent via les sites Web et les blogs et 45 % via les médias sociaux) qu’au Maghreb (31 % via les sites Web et les blogs et 28 % via les médias sociaux).

Les habitants du sud de la Méditerranée sont globalement satisfaits de leur vie, mais plus encore dans les trois pays du Maghreb (79 % contre 65 % au Machrek). Les citoyens du Maghreb sont également plus optimistes pour les 12 prochains mois, 40 % s’attendant à une amélioration de la situation économique et 21 % à une aggravation, tandis que la tendance au Machrek est totalement inversée puisque 43 % s’attendent à une aggravation de la situation économique et seulement 21 % s’attendent à une amélioration.