Séries d’Euromesco - Lutte contre l’extrémisme violent au Liban: Expérience d’un partenariat libano-danois

29-08-2018
Euromesco Series - Preventing violent extremism in Lebanon : Experience from a Danish-Lebanese partnership
Euromesco Series - Preventing violent extremism in Lebanon

Le rôle des acteurs locaux, y compris les autorités de gouvernance municipales et la société civile, dans la mise en œuvre des programmes efficaces de prévention, ainsi que le besoin de renforcer les capacités locales de résilience ont été soulignées dans le plan d’action pour lutter contre l’extrémisme violent du Secrétaire général de l’ONU en 2015 ainsi que la stratégie régionale de l’UE pour la Syrie et l’Irak en 2016.

L’une des plateformes pour promouvoir une approche locale de lutte contre l’extrémisme violent est le SCN (Strong Cities Network). Lancé en 2015, le SCN cherchait à placer les villes au premier plan des efforts de prévention et à les soutenir dans le développement de politiques et programmes efficaces de lutte contre l’extrémisme violent adapté à leur contexte local. Alors que le rôle des gouvernements nationaux est évident dans la coordination et le soutien des premières activités de prévention, celui des parties prenantes locales y compris les municipalités est crucial dans la mise en œuvre des stratégies nationales et des plans d’action de lutte contre l’extrémisme violent.

 

En prenant en considération le rôle essentiel des acteurs locaux, ce document discute des défis et des opportunités qui ont été identifiés dans la mise en place du réseau de prévention dirigé par les municipalités au Liban. La prévention locale au Liban est inspirée du modèle de prévention danois, qui depuis environ 2014 est plus connu sous le nom de « modèle Aarhus ». La création d’un programme local de lutte contre l’extrémisme violent au Liban est le fruit d’un partenariat bilatéral libano-danois en cours, financé par le Fonds de Stabilisation et de Paix du gouvernement danois et expérimenté depuis 2016 dans 3 municipalités libanaises : Saida, Tripoli et Majdal Anjar. Le partenariat bilatéral, mis en œuvre sous le patronage du ministre libanais de l’intérieur et des municipalités, vise à renforcer les capacités locales des municipalités, de la société civile et d’autres acteurs locaux dans la coordination et l’appui des activités de prévention à travers la création de réseaux de prévention à plusieurs parties prenantes rattachés aux municipalités.

Cependant, comment un modèle de lutte contre l’extrémisme violent peut-il être transposé d’un contexte à un autre – dans ce cas, du Danemark au Liban ? Quels sont les défis et les pièges à éviter lorsqu’il s’agit d’appliquer un programme de lutte contre l’extrémisme violent inspiré d’un programme conçu dans un contexte complètement différent ? Dans un premier temps, ce document présente un aperçu de l’approche danoise en termes de lutte contre l’extrémisme violent ayant inspiré la création de réseaux locaux de prévention au Liban, puis il débat des défis et des leçons apprises lorsqu’il s’agit de transférer l’approche danoise de lutte contre l’extrémisme violent à un environnement libanais.