Sondage 2017 – Israël (fiche d’information)

20-12-2017
factsheet 2017 israel
Opinion Poll 2017 - Factsheet Israel ENG

Selon un sondage, les Israéliens partagent des valeurs avec l’UE, mais sont divisés sur les relations

La plupart des Israéliens estiment que l’Union européenne est un partenaire important et que l’UE et Israël ont suffisamment de valeurs en commun pour coopérer. Toutefois, ils sont divisés quant à la qualité de leurs relations avec l’UE, selon le dernier sondage d’opinion annuel effectué en Israël dans le cadre du projet EU Neighbours South.

L’enquête, qui fait partie d’une série de sondages d’opinion réalisés dans sept pays partenaires du sud de la Méditerranée, a été menée en Israël d’avril à mai 2017, auprès de 1 096 personnes interrogées de vive voix. Les questions posées aux participants portaient sur leur perception générale de l’UE et des valeurs qu’elle véhicule, sur les relations de l’UE avec leur pays et sur l’impact du soutien financier de l’UE. L’objectif était également de découvrir leurs vecteurs d’information préférés, leur ressenti par rapport à leur situation personnelle et celle du pays, ainsi que leurs attentes.

D’une manière générale, les Israéliens sont beaucoup plus sceptiques vis-à-vis de l’UE que les autres pays interrogés dans la région (Jordanie, Liban et Palestine au Machrek et Algérie, Maroc et Tunisie au Maghreb).

À la question concernant les relations avec l’UE, 45 % ont répondu qu’elles étaient bonnes et 40 % qu’elles étaient mauvaises, soit bien en deçà de la moyenne de 64 % de personnes au Machrek qui estiment que les relations avec l’UE sont bonnes (76 % au Maghreb). Quarante pour cent des personnes interrogées estiment que l’UE exerce une influence positive sur le développement socioéconomique en Israël (par rapport à 58 % dans la région), tandis que 21 % pensent le contraire. Néanmoins, une grande majorité (85 %) considère que le soutien financier de l’UE est efficace.

La plupart des Israéliens estiment que l’UE et Israël partagent suffisamment de valeurs pour coopérer (63 %, soit un peu plus que la moyenne régionale de 61 %) et ont reconnu que l’UE était un partenaire important pour Israël (55 %). Toutefois, seul un Israélien sur quatre est d’accord avec l’affirmation selon laquelle l’UE a apporté la paix et la stabilité dans la région, tandis que 65 % sont en désaccord.

De manière plus générale, les Israéliens sont divisés entre ceux qui ont une image positive de l’UE (35 %), ceux qui ont une image neutre (33 %) et ceux qui ont une image négative (27 %). Les valeurs les plus souvent associées à l’UE sont la démocratie et l’égalité entre les hommes et les femmes ; les valeurs les moins associées à l’UE sont l’honnêteté et l’absence de corruption.

Pour les Israéliens, ce sont les domaines de l’agriculture (30 %) et de l’éducation (29 %) qui ont le plus bénéficié du soutien de l’UE et ils aimeraient que l’UE joue un rôle plus important dans le développement économique et le commerce.

Israël est une société profondément tournée vers le numérique, mais qui consomme aussi des informations sur tous les supports : l’internet est la principale source d’informations des Israéliens (64 %, soit bien au-dessus de la moyenne régionale de 48 %). Israël est aussi le seul pays où l’internet devance la télévision : 45 % des personnes interrogées regardent les informations à la télévision publique, 34 % sur des chaînes privées et 38 % via les médias sociaux. La presse écrite est beaucoup plus forte qu’ailleurs dans la région, 31 % des participants déclarant lire des journaux publics et 29 % la presse privée (par rapport à 21 % et 17 % respectivement au Machrek). Vingt-six pour cent écoutent la radio publique et 15 % la radio privée.

Plus de trois-quarts des Israéliens sont satisfaits de leur vie (77 %, pour une moyenne de 65 % au Machrek). En outre, ils sont optimistes quant à la situation économique de leur pays (60 % la trouvent bonne, alors que la moyenne pour la région s’élève à 38 % seulement). Trente-six pour cent pensent que leur vie va s’améliorer dans les 12 prochains mois (seulement 8 % pensent qu’elle va s’aggraver) et 23 % sont optimistes quant à la croissance économique.