La Politique européenne de voisinage (PEV) de l'Union européenne vise à rapprocher l'Europe de ses voisins, dans leur intérêt mutuel. Elle a été conçue en 2004, après l'élargissement de l'UE à dix nouveaux États membres, afin d'éviter l'émergence de nouvelles lignes de partage en Europe.   

La Politique européenne de voisinage régit les relations de l'UE avec 16 de ses plus proches voisins

La PEV appuie les réformes politiques et économiques dans les pays voisins de l'Union européenne en vue de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité économique dans l'ensemble de la région. Elle est conçuepour accorder plus d'importance qu'auparavant aux relations bilatérales entre l'Union et chacun de ses voisins. 

Révision de la PEV

La PEV a été révisée en 2011 à la suite des soulèvements du « Printemps arabe ». Toutefois, étant donné les évolutions significatives observées dans les pays voisins de l'UE depuis 2011, une nouvelle révision s'avérait indispensable. À l'issue d'une consultation publique menée en 2015 auprès des pays partenaires, des organisations internationales, des partenaires sociaux, de la société civile et des universités, une Communication conjointe définissant les grandes lignes de la révision de la PEV a été publiée le 18 novembre 2015.

Dans la cadre de la PEV révisée, la stabilisation de la région, en termes politique, économique et sécuritaire, sera au cœur de la nouvelle politique. En outre, la PEV révisée met fortement l'accent sur deux principes : la mise en œuvre d'une approche différenciée des pays voisins de l'UE afin de respecter leurs aspirations et de mieux répondre aux intérêts de l'UE comme ceux de ses partenaires ; le renforcement de l'appropriation de cette politique par les pays partenaires et les États membres de l'UE.

« Notre défi le plus urgent est la stabilisation de notre voisinage. Les conflits, le terrorisme et la radicalisation nous menacent tous, mais la pauvreté, la corruption et la mauvaise gouvernance sont aussi des sources d'insécurité. C'est pourquoi nous recentrerons nos relations avec nos partenaires, si besoin est, autour de nos intérêts communs véritablement partagés. En particulier, le développement économique, axé principalement sur l'emploi et la formation des jeunes, sera essentiel », a déclaré le commissaire en charge de la Politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement, Johannes Hahn.

Secteurs prioritaires

Dans le cadre de la nouvelle PEV, le développement économique et social inclusif, ainsi que la création d'emplois pour les jeunes, sont présentés comme des mesures clés de la stabilisation économique. Un accent nouveau est mis sur l'intensification de la collaboration avec les pays partenaires en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne les politiques de prévention des conflits et de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. La mobilité sûre et légale, d'une part, et la lutte contre les migrations clandestines, le trafic et la traite d'êtres humains, d'autre part, constituent également des priorités. Enfin, la collaboration avec les pays partenaires concernant la sécurité énergétique et l'action pour le climat font l'objet d'une attention accrue.

Fonctionnement de la PEV

En 2014, le mécanisme de financement de la PEV, l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) a été remplacé par l'Instrument européen de voisinage (IEV). Doté d'un budget de plus de 15 milliards d'euros sur la période 2014-2020, cet instrument de plus en plus influencé par la politique prévoit une différenciation accrue, davantage de flexibilité, une conditionnalité plus stricte et des mesures incitatives pour les pays les plus performants.

La majeure partie du financement de l'IEV est consacrée à la coopération bilatérale, qui est adaptée à chaque pays partenaire voisin. Dans ce domaine, les Plans d’action bilatéraux, convenus d'un commun accord entre l'UE et chaque pays partenaire, figurent parmi les éléments clés de la PEV. Le Plan d'action définit un programme de réformes politiques et économiques, avec des priorités à court et moyen termes, et sert de cadre politique pour orienter les priorités en matière de coopération. Un Plan d'action a été négocié avec l'ensemble des pays partenaires, qui l'ont tous adopté officiellement à l'exception de la Biélorussie, de la Libye et de la Syrie. Un Plan d'action bilatéral avec l'Algérie est en cours de négociation.

Dans le cadre du réexamen de la PEV, de nouvelles priorités de coopération conjointes, mieux adaptées aux enjeux actuels et à l'évolution des régions, ont été proposées. Outre la bonne gouvernance, la démocratie, l'État de droit et les droits de l'homme, trois autres priorités communes couvrant chacune un large éventail de domaines de coopération ont été identifiées :

1) Le développement économique pour la stabilisation

2) La dimension « sécurité »

3) La migration et la mobilité

Avec la PEV révisée, l'UE vise à développer un nouveau style d'évaluation, spécifiquement axée sur la réalisation des objectifs arrêtés avec ses partenaires. Ces rapports seront programmés de façon à servir de base à un échange de vues politiques lors des réunions de haut niveau avec les pays partenaires, tels que les Conseils d'association/de coopération.

Partenariats multilatéraux

La PEV est avant tout une politique bilatérale entre l'UE et chaque pays partenaire. Mais elle est complétée par des initiatives de coopération régionale et multilatérale :

Partenariat oriental

Coopération régionale avec les partenaires méditerranéens

Coopération à l'échelle du voisinage

Coopération transfrontalière

Pour en savoir plus sur la Politique européenne de voisinage (PEV), cliquez ici

Pour consulter les documents politiques clés relatifs à la PEV, cliquez ici

Cette désignation ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d'un État de Palestine et est sans préjudice de la position de chaque État membre sur cette question.

**L'UE a suspendu sa coopération bilatérale avec le gouvernement syrien ainsi que sa participation aux programmes régionaux en 2011.

L'UE et son voisinage : des relations qui évoluent

La coopération, la paix et la sécurité, la responsabilisation réciproque et l'attachement partagé aux valeurs universelles que sont la démocratie, l'état de droit et le respect des droits de l'homme : tels sont les principes de la relation spéciale qui lie l’UE aux pays du Voisinage de l’Est et du Sud.

L’objectif de ce partenariat devrait être « d'établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondé sur les valeurs de l'Union et caractérisé par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération », selon le Traité sur l’Union européenne.

Depuis sa création en 2004, la Politique Européenne de Voisinage (PEV) a renforcé les relations avec les pays partenaires et apporté des avantages tangibles à l'Union comme à ses partenaires, dont le lancement d'initiatives régionales et la contribution à la démocratisation.

L'UE et son voisinage : des relations qui évoluent
L'IEV : quoi de neuf ?
Les six objectifs de l'IEV
Octroi du soutien
Domaines prioritaires
Impliquer la société civile
De l'IEVP à l'IEV
IEV et plans d'action
L'UE : un donateur majeur
Glossaires
Informations de fond

L’IEV

Les relations et les objectifs seront renforcés davantage avec l’Instrument Européen de Voisinage (IEV) qui a remplacé l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP), de façon à refléter les considérations et les besoins réels qui se sont dégagés ces dernières années. Le Règlement établissant l’IEV souligne qu’il devrait apporter une aide à la mise en œuvre des initiatives politiques qui donnent corps à la PEV, y compris le Partenariat Oriental et l’Union pour la Méditerranée.

 

Octroyer des mesures incitatives aux pays qui avancent le plus dans les réformes et les récompenser ainsi qu'offrir des fonds de manière plus rapide et flexible sont les deux principes sur lesquels repose l’IEV, doté d’un budget de plus de 15 milliards sur la période 2014-2020.

Sur la base de l'expérience acquise jusqu’ici, l'IEV soutiendra la politique européenne de voisinage (PEV) et transformera les décisions politiques en actions concrètes.

En vigueur de 2014 à 2020, l'IEV cherchera à rationaliser le soutien financier, en se concentrant sur des objectifs politiques convenus, et à réduire la durée de la programmation tout en ciblant davantage ses objectifs, afin qu'elle soit plus efficace.

L'IEV s'appuiera sur les résultats de l'instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) et génèrera des bénéfices plus tangibles tant pour l'UE que pour ses partenaires du voisinage. L'IEV est doté d'un budget de 15 433 milliards d'euros dont la plus grande partie sera octroyée aux pays du voisinage européen à travers une série de programmes.

Les 16 pays partenaires de l'IEV sont les suivants:

IEV Sud – AlgérieÉgypteIsraëlJordanieLibanLibye MarocPalestine**, Syrie*, Tunisie

IEV Est – ArménieAzerbaïdjanBiélorussieGéorgieMoldavieUkraine.

* La coopération de l’UE avec la Syrie est actuellement suspendue en raison de la situation politique dans le pays.

** Cette désignation ne doit pas être comprise comme une reconnaissance de l’Etat de Palestine et ne préjuge pas des positions individuelles des Etats membres sur cette question.

Relations avec la Russie : La Russie a un statut spécial, étant donné que les relations avec ce pays ne relèvent pas de l'IEV, mais d'un partenariat stratégique couvrant quatre « espaces communs ». Par conséquent, la Russie n'est éligible qu'aux programmes régionaux de l'IEV et aux programmes de coopération transfrontalière dont elle cofinance des projets. La coopération bilatérale avec la Russie est financée par le nouvel instrument de partenariat (IP).

L'IEV : quoi de neuf ?

Ce nouvel instrument sera plus efficace parce que, grâce à l’IEV, l'assistance aux voisins:

  • sera plus rapide et flexible, réduisant ainsi la complexité et la durée du processus de programmation, afin de ne pas nuire à la pertinence de l'assistance ;
  • octroiera des incitations aux pays qui avancent le plus dans leurs réformes, à travers l'approche « plus pour plus », qui permet à l'UE d'accroître son soutien aux partenaires qui mettent réellement en œuvre ce qui a été convenu conjointement ;
  • sera davantage axée sur la politique, sur la base d'objectifs politiques clés convenus avec les partenaires, en particulier dans les plans d'action PEV bilatéraux ;
  • permettra davantage de différenciation, de sorte que l'UE allouera une plus grande proportion de fonds là où l'aide peut avoir le plus d'impact ;
  • visera la responsabilité mutuelle, afin de prendre davantage en compte les droits de l'homme, la démocratie et la bonne gouvernance lorsqu'il s'agit d'allouer l'assistance.

L'IEV favorisera aussi des liens plus étroits entre l'UE et les pays partenaires, afin de permettre aux citoyens de participer à des programmes internes de l'UE fructueux, comme des programmes de mobilité des étudiants, de jeunesse ou de soutien à la société civile. Un accent particulier sera mis sur la collaboration avec la société civile.

Cet instrument de financement, qui répond à l'évolution des relations entre l'UE et ses pays partenaires, continuera à assurer la réussite du processus de démocratisation et à améliorer le développement socioéconomique dans le voisinage direct de l'UE. Il soutiendra le processus de réforme déjà entrepris par les pays partenaires eux-mêmes.

Les six objectifs de l'IEV

(1) Renforcer les droits de l'homme et les libertés fondamentales, l'État de droit, l'égalité, la démocratie durable, la bonne gouvernance et la prospérité de la société civile. (2) Réaliser l'intégration progressive dans le marché intérieur de l'UE et améliorer la coopération notamment à travers le rapprochement des législations et la convergence des règlementations, le développement des institutions et les investissements.   (3) Créer des conditions propices à la bonne gestion de la mobilité des personnes et à la promotion des contacts interpersonnels.   (4) Encourager le développement, la réduction de la pauvreté, la cohésion économique, sociale et territoriale interne, le développement rural, les actions contre le changement climatique et la résilience aux catastrophes.   (5) Promouvoir l'instauration d'un climat de confiance et d'autres mesures contribuant à la sécurité ainsi qu'à la prévention et à la résolution des conflits.   (6) Améliorer la collaboration sous-régionale, régionale et à l'échelle du voisinage, ainsi que la coopération transfrontalière.

Octroi du soutien

Le soutien de l'IEV est programmé et octroyé de trois façons différentes :

programmes bilatéraux couvrant le soutien à un pays partenaire;

programmes multi-pays qui répondent aux défis communs à tous les pays partenaires ou à un certain nombre d'entre eux, et coopération régionale et sous-régionale entre au moins deux pays partenaires;

programmes de coopération transfrontalière entre des États membres et des pays partenaires qui partagent une frontière commune, le long de la frontière extérieure de l'UE (y compris la Russie).

Le Règlement régissant l’IEV s’étend sur la manière dont il fonctionnera ainsi que les secteurs prioritaires. Des informations détaillées sur chaque programme est disponible à l’Annexe II du Règlement.

D'autres types de soutien et de programmes sont disponibles pour le voisinage.

Domaines prioritaires

Les domaines prioritaires de la coopération dans le cadre de l'IEV sont les suivants:

  • Renforcement des petites entreprises
  • Participation de la société civile
  • Action contre le changement climatique
  • Simplification de la mobilité des personnes
  • Coopération dans le domaine de l'énergie
  • Promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes
  • Intégration économique progressive
  • Contacts interpersonnels
  • Transport
  • Jeunesse et emploi

Des détails sur les priorités liées aux programmes de coopération bilatérale, plurinationale et transfrontalière sont disponibles à l’Annexe II du Règlement de l’IEV.

Impliquer la société civile

A travers l’IEV, l’UE vise à contribuer à renforcer la capacité des organisations de la société civile afin de faire effectivement respecter l'obligation de rendre des comptes au niveau national, et de permettre à ces organisations de jouer pleinement leur rôle dans le processus de démocratisation.

Selon le Règlement de l’IEV, les partenaires dans le domaine de l'action extérieure, notamment les organisations de la société civile et les autorités locales, sont impliquées dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du soutien de l'Union, compte tenu de l'importance de leur rôle.

De plus, les organisations de la société civile seront appelées à participer au développement des trois programmes financiers – le bilatéral, le plurinational et la coopération transfrontalière – et seront, conjointement avec les autorités locales et régionales, les principaux bénéficiaires.

Une démonstration claire de l’aide offerte à la société civile est le renforcement possible de l’aide, en cas de défaillances graves dans le pays. Plus spécifiquement, le Règlement de l’IEV stipule que le soutien et les montants accordés aux pays partenaires seront basés sur les progrès réalisés et pourront donc être révisés. Cette approche incitative ne s'applique pas au soutien à la société civile, aux contacts interpersonnels, y compris la coopération entre autorités locales, au soutien à l'amélioration du respect des droits de l'homme ni aux mesures de soutien en cas de crise. En cas de défaillances graves ou persistantes, un tel soutien peut être renforcé.

De l'IEVP à l'IEV

L'IEV remplacera l'instrument européen de voisinage et de partenariat, le fameux IEVP.

Le budget approuvé de l'IEVP pour la période 2007-2013 s'élevait à 11,2 milliards d'euros.

IEV et plans d'action

La politique européenne de voisinage (PEV) vise à rapprocher l'Europe de ses voisins, en soutenant les réformes politiques et économiques dans seize des pays voisins de l’Europe, une approche visant à promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité économique dans la région toute entière. Elle entend mettre davantage qu’auparavant l’accent sur les relations bilatérales entre l’UE et chaque pays voisin.

Les plans d'action bilatéraux sont les principaux documents qui orientent le partenariat entre l'UE et les pays partenaires participant à la PEV. Ces documents stratégiques reflètent les priorités convenues entre un pays partenaire et l'UE et définissent les réformes économiques et politiques prévues, en précisant les priorités à court et moyen terme.

L'UE : un donateur majeur

L'UE est en donateur majeur en faveur du voisinage.

Le montant total convenu pour l’ensemble des relations extérieures de l’UE s'élève à 51 419 millions d'euros pour la période 2014-2020. Le voisinage bénéficie aussi du soutien des autres instruments suivants:

  • Instrument d’aide de préadhésion (IAP) : 11 699 millions d'euros
  • Instrument européen de voisinage (IEV) : 15 433 millions d'euros
  • Instrument de coopération au développement (ICD) : 19 662 millions d'euros
  • Instrument de partenariat (IP) : 955 millions d'euros
  • Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (ISP) : 2 339 millions d'euros
  • Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme (IEDDH) : 1 333 million d'euros

Informations de fond

Le cadre financier pluriannuel : les instruments de financement de l'action extérieure(MÉMO CE - 11/12/2003)
Déclaration des commissaires Füle et Piebalgs (11/12/2013)
Parlement européen – Communiqué de presse (11/12/2013)

L’Union pour la Méditerranée  a été lancé à Paris le 13 juillet 2008 dans le but de donner un nouvel élan au processus de Barcelone, ainsi que le précise la Déclaration commune adoptée lors de la réunion des chefs d’états et de gouvernements.
 
D’après la Déclaration de Paris, ce processus imprime un nouvel élan d'au moins trois façons très importantes :

  • en rehaussant le niveau politique des relations de l'UE avec ses partenaires méditerranéens ;
  • en prévoyant un meilleur partage de la responsabilité de nos relations multilatérales ;
  • en rendant ces relations plus concrètes et plus visibles grâce des projets régionaux et sous-régionaux supplémentaires, utiles pour les citoyens de la région.

 Lors du lancement de l’UpM, les chefs d’Etats et de gouvernements ont défini six domaines d’action prioritaires :

  • La dépollution de la mer Méditerranée
  • Les autoroutes maritimes et terrestres
  • La protection civile
  • Les énergies alternatives : le Plan solaire méditerranéen
  • L’enseignement supérieur et la recherche, une université euro-méditerranéenne
  • L’initiative méditerranéenne de développement des entreprises

L’Union pour la Méditerranée comprend les 27 États membres de l’UE, la Commission européenne et 16 pays méditerranéens. La réunion de Marseille a convenu que la Ligue des États arabes participerait à toutes les réunions à tous les niveaux de l'UpM.
 
Les 43 États membres de l’UpM sont :
 
L’Autriche ; l’Algérie ; la Bosnie-Herzégovine ; la Croatie ; la République Tchèque ; l'Egypte ; la Finlande ; l'Allemagne ; la Hongrie ; l'Italie ; la Lettonie ; la Lituanie ; Malte ; Monaco ; le Maroc ; le Portugal ; la Roumanie ; la Slovénie ; la Suède ; la Tunisie ; le Royaume-Uni ; l’Albanie ; la Belgique ; la Bulgarie ; Chypre ; le Danemark ; l’Estonie ; la France ; la Grèce ; l’Irlande ; Israël ; la Jordanie , le Liban ; le Luxembourg ; la Mauritanie ; le Monténégro ; les Pays-Bas ; la Palestine ; la Pologne ; la Slovaquie ; l’Espagne ; la Syrie ; la Turquie.
 
L’UpM est présidée par une co-présidence partagée entre ses deux rives. Depuis 2012, elle est assurée côté Nord par l’Union européenne, ce qui garantit une articulation étroite avec la politique européenne de voisinage et côté Sud par la Jordanie, ce qui permet une pleine appropriation par les pays de la rive Sud. La co-présidence s’applique à tous les niveaux : sommets, réunions ministérielles et réunions de hauts fonctionnaires.
 
Secrétariat de l’UpM – coopération régionale, projets, géométrie variable
 
En mars 2010, le siège du Secrétariat de l’UpM a été inauguré à Barcelone. C’est dans l'emblématique Palacio de Pedralbes, jadis résidence barcelonaise de la famille royale espagnole, que le siège a été installé. Depuis le 1er mars 2012, Fathallah Sijilmassi est le Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée.
 
Lors d’un entretien avec les médias tunisiens en Septembre 2015, le Secrétaire Général a affirmé que l’UpM aspirait à engendrer un changement positif dans le quotidien des citoyens de la région du sud de la Méditerranée : « Il est important que les différentes politiques qui sont engagées dans la région puissent se matérialiser par des actions concrètes, visant à apporter la stabilité et le développement dans la région. L’objectif de l’Union pour la Méditerranée est de promouvoir des projets et des initiatives régionaux ayant un impact direct sur la vie des citoyens. »
 
Dans une interview vidéo réalisée en 2013, Fathallah Sijilmassi a expliqué que le plan d’action de l’UpM s’articulait autour de trois piliers :

  • La coopération régionale – « nous sommes convaincus qu’une des clés pour la croissance, l’emploi et la création d’emplois passe par l’intégration régionale. C’est pourquoi nous nous efforçons de promouvoir la coopération régionale. »
  • Des projets concrets – « nous mettons en œuvre des projets qui ont des retombées positives pour la population, la croissance et le développement social dans les pays. »
  • Une géométrie variable – « nous n’avons pas besoin de mettre en œuvre tous nos projets avec la participation des 43 pays, mais tous doivent bénéficier de l’approbation des 43 pays. C’est pourquoi nous donnons notre label aux différents projets, mais leur mise en œuvre et les parties prenantes peuvent se trouver dans un certain nombre de pays seulement. »

Le mandat du Secrétariat de l’UpM est axé sur l’identification, le traitement, la promotion et la coordination des projets qui améliorent et renforcent la coopération et ont un impact direct sur les moyens d’existence des citoyens.

Site internet du Secrétariat de l’UpM.
 
Projets
 
L’UpM réunit de manière proactive des projets régionaux, subrégionaux ou transnationaux dans six domaines stratégiques prioritaires : le développement des entreprises, les affaires sociales et civiles, l’enseignement supérieur et la recherche, le transport et le développement urbain, l’eau et l’environnement et l’énergie et l’action pour le climat.

Même si la taille et les objectifs des projets varient considérablement, allant de micro-projets sur l’emploi et l’entreprenariat des femmes à des macro-initiatives telles que le Plan solaire méditerranéen, tous les projets présentent une pertinence politique et économique.
 
Les projets peuvent être à l'initiative des autorités et des institutions nationales, régionales et locales, ou encore émaner du secteur privé, des institutions internationales et des organisations de la société civile.
 
Après examen et évaluation des propositions, le Secrétariat recommande différents projets susceptibles de recevoir le « label » de l’UpM, mais la décision finale sera prise lors des réunions des hauts fonctionnaires des 43 membres de l’UpM.
 
Lorsque qu'un projet reçoit le «label» de l'UpM, le Secrétariat de l'UpM s'emploie à faciliter sa promotion, en particulier ses besoins de financement en collaboration et en accord avec les promoteurs du projet. Cela nécessite que le Secrétariat prenne contact et négocie auprès des banques et institutions de financement et contribue à la suppression des obstacles et des entraves. Une fois que les accords de financement ont été finalisés et le projet lancé, le Secrétariat contrôle sa mise en œuvre, en veillant à ce que les critères exigés pour l'obtention et le maintien du « label » de l'UpM soient respectées.
 
Une liste de projets de l’UpM est disponible en cliquant ici.
 
Réunions des hauts fonctionnaires

Les partenaires de l’Union pour la Méditerranée se réunissent régulièrement entre hauts fonctionnaires des départements des affaires étrangères des 43 pays partenaires, institutions de l'UE et États de la Ligue arabe.

Les réunions des hauts fonctionnaires surveillent et coordonnent le travail de l’Union pour la Méditerranée. Elles approuvent le budget ainsi que le programme de travail du Secrétariat et préparent les réunions des ministres des affaires étrangères. Leur rôle consiste également à examiner les propositions de projet soumises par le Secrétariat en vue de leur approbation et soutien. Les hauts fonctionnaires prennent leurs décisions par consensus.  

Assemblée Parlementaire - Union pour la Méditerranée (AP-UpM)

L’Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée s’appuie sur le travail de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne instaurée en 2004 en tant qu’organe parlementaire du partenariat mis en place en 1995 avec la déclaration de Barcelone.

L’AP-UpM compte 280 membres ; répartis à égalité entre les rives nord et sud de la Méditerranée. L'AP-UpM se réunit en session plénière au moins une fois par an. Elle adopte des résolutions ou des recommandations (qui ne sont pas juridiquement contraignantes) sur tous les aspects de la coopération euro-méditerranéenne qui sont du ressort des organes exécutifs de l'UpM, du Conseil de l'UE, de la Commission européenne et des gouvernements nationaux des pays partenaires.
 
Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM)

L’ARLEM est une assemblée consultative qui vise à donner au partenariat euro-méditerranéen une dimension locale et régionale. Il réunit 84 membres, issus de l'UE et de ses 16 partenaires méditerranéens et représentant les régions et les collectivités locales titulaires d'un mandat d'autorité régionale ou locale. La cérémonie inaugurale de l’ARLEM s’est tenue le 21 janvier 2010 au Pedralbes Palace, à Barcelone, en Espagne.
 
Liens utiles
 
Site internet du Secrétariat de l’UpM
Déclaration de Paris (chefs d’États - 13 juillet 2008)
Déclaration de Marseille (ministres des affaires étrangères - 4 novembre 2008)
Commission européenne – document de référence (10 juillet 2009)

Coopération euro-méditerranéenne : Repères

2015

  • La Commission européenne publie une communication conjointe sur le réexamen de la PEV le 18 Novembre
  • La Commission européenne lance une consultation sur l'avenir de la politique européenne de voisinage (PEV) le 4 Mars

2014 

  • L’Instrument Européen de Voisinage (IEV) remplace l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP). Il est doté d’un budget de 15 433 milliards d'euros et est en vigeur de 2014 à 2020.
  • Rapports de suivi PEV

 2012

  • Fathallah Sijilmassi nommé Secrétaire Général de l’Union pour la Méditerranée le 1er Mars 2012

2011

2010

2008

  • Lancement de l’Union pour la Méditerranée

2007

  • Lancement de l’Instrument européen de Voisinage et de Partenariat

2003

 1995